L’évènement annuel de Agoria, la fédération belge de l’industrie technologique, se tenait hier. Un « inspiration forum » sous la forme d’un ignite était organisé en fin de journée. 5 minutes pour raconter une histoire. Sur la gamification des processus dans l’entreprise. Challenge. Exercice passionnant qui fonctionne très bien. A refaire assurément.
Social Media and Connectivity
Ma présentation du jour devant une salle remplie de RH du secteur public. J’y plaidais le partage. Walk the talk…
Et soudain j’ai eu envie de rejouer. Pouvais-je en dire autant des processus RH? Le cas Memory.
Vous avez déjà certainement vécu cette expérience: jouer à un bon vieux « Memory » avec des enfants, perdre, d’ailleurs perdre comme presqu’à chaque fois, et pourtant ne jamais refuser une partie. Non pas par obligation. Mais parce que le fait de jouer vous attire.
C’est en sortant d’une série de parties de Memory, quasi toutes perdues, avec mes enfants, que la question m’a assailli: Pourquoi, malgré le fait que je rate ce qui pourrait sembler l’objectif du jeu, j’ai tout de même toujours autant envie de jouer?
Essai de réponse.
1. Le fun
Cela semble évident. C’est la base. Ce qui m’attire c’est le fait qu’on s’amuse, qu’on y a du plaisir, qu’on y rigole. Il parait d’ailleurs que plaisir et motivation sont synonymes. En jouant au Memory, ce qui frappe, ce sont les sourires échangés, l’ambiance enjouée.
2. L’objectif
Au départ du jeu bien sur il y a un commitment autour des règles. C’est d’ailleurs plus que des règles, c’est avant tout un processus de jeu, une mécanique que tout le monde s’engage à suivre.
Et au Memory, les règles de base sont simples, connues et comprises facilement par tous.
Souvent, on y ajoutera des règles spécifiques pour faire évoluer la partie. Cela fera l’objet de débat et d’arrangement, de consensus, de l’ensemble des participants. Avec toujours un objectif important: qu’il soit atteignable à court terme.
Imaginez seulement un Memory qui dure 2 heures…
L’objectif du jeu est atteignable par tous les participants. Quel que soit leur âge. Le jeux est simple mais il reste un challenge pour tous, tout en garantissant que chacun puisse y jouer avec ses propres connaissances et compétences. En toute autonomie. Ce sentiment d’équilibre, de FLOW et de justice. Ces sentiments qui donnent envie de participer.
Rien de tel qu’un jeu comme le Memory où le nombre d’images peut varier suivant les personnes avec qui vous jouez et leur abilité à le faire. Un vrai jeu évolutif. Au fur et à mesure qu’on y joue, les compétences se développent. On rend les règles plus complexes. On ajoute des cartes.
Et puis la récompense tombe. Pour l’un le plaisir de gagner le plus de cartes. Pour moi, qui n’y arrive quasi jamais, le plaisir des sourires et des interactions.
3. Le développement
C’est donc l’occasion d’apprendre, pas forcément de développer ses connaissance mais plutôt de d’améliorer ses compétences, d’apprendre à faire mieux.
Au-delà de gagner le plus de carte d’ailleurs, j’entends souvent les joies exprimées comparant son score à celui de la dernière partie. Cette réelle satisfaction d’avoir fait mieux que la dernière fois. Accomplissement. Achievement.
Cette capacité de maitriser, les règles, les enjeux, d’être un partenaire de jeu qui compte.
4. La relation
Jouer c’est se mettre autour d’une table. C’est avant tout créer une relation. L’objectif du jeu est là d’ailleurs, quoiqu’on en dise.
C’est au sein de la construction de cette relation que vous recevrez un feedback instantané. C’est d’ailleurs celui-ci qui construit la relation.
Relation de confiance. Relation au sein du groupe. Relation d’amitié. Diversité. Sourires.
J’ai donc eu envie de rejouer.
Maintenant. Imaginez votre travail.
Avez-vous le même sentiment en fin de journée? La même envie le matin de recommencer à ‘jouer’?
Et si nous appliquions ces recettes aux processus RH que nous (sur)vivons chaque jour. Simplement. Sans rendre les choses trop compliquées. Juste un bon réflexe : se poser la question de savoir si le processus est construit de manière à… donner envie.
Pensez à votre processus d’évaluation par exemple.
Et vous. Qu’est-ce qui vous donne envie de rejouer?
Les comptes twitter de vos contacts Linkedin dans le carnet d’adresse de votre Mac. Cela ne prenait donc que 5 minutes…
Cela faisait longtemps que je me disais qu’un jour, à l’occasion, si le temps le permettait, qu’un jour il faudrait que je mette à jour mon carnet d’adresse, supprime les doublons et surtout, surtout, me mette en chasse des comptes twitter de mes fellows assemblés gentiment au fil des années dans mon carnet d’adresse.
Je n’avais finalement jamais eu le courage. Pensant que cela me ferait perdre un temps précieux. Pensant que cela me prendrait des heures.
Mais voilà. C’est fait! Et cela m’aura pris 5 minutes. Tout simplement.
Ce fut mon sourire content du jour et j’avais envie de le partager avec vous.
Comment donc? Comme suit :
- Téléchargez vos contacts de l’application LinkedIn de votre iPhone.
De plus en plus de vos contacts ont rempli la case twitter prévue à cet effet dans leur profil LinkedIn et c’est cela qui va faire votre bonheur. - Dans le carnet d’adresse de votre mac, cliquez sur fiche/rechercher des doublons. Executer. Fusionner. Period.
- Se dire que, quand-même, un bon nombre de vos contacts a finalement un compte twitter…
« Conversation Company », avant tout une question de culture, de personnes, et de social media. Retour sur le lancement du nouveau livre de Steven Van Belleghem.
Ensuite tout devient simple… mais sera un travail de longue haleine (disons 3 ans)
Résumons nous encore. En quatre mots.
Collaboration x Customer Experience x Content x Conversation
